Les aéroports partagent l’avis du ministre: « Il faut faire du transport un élément de l'avantage nord-américain »
5-8-2008
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Les aéroports partagent l’avis du ministre: « Il faut faire du transport un élément de l'avantage nord-américain »
Le CAC dit qu’il faut des changements importants au
Canada pour réaliser l’objectif du ministre de l’Industrie
OTTAWA (le 8 mai 2008) – Le Conseil des aéroports du Canada appuie l’engagement pris cette semaine par le ministre de « faire du transport un élément de l'avantage nord-américain ». Pour atteindre cet objectif et en faire une priorité canadienne, le gouvernement fédéral doit apporter des changements à ses politiques.
Le ministre de l’Industrie a fait ce commentaire dans
un discours prononcé mercredi devant le Conseil des Amériques à Washington.
« Le ministre Prentice dit que nous devons mettre en place des mesures pratiques de réduction des coûts, atténuer les obstacles et faire en sorte que les personnes et les biens circulent facilement à l’intérieur de l’Amérique du Nord. Nous partageons cet avis; avec certains changements aux politiques et avec un cadre fiscal approprié pour appuyer ces changements, le Canada est tout à fait en mesure de réaliser des progrès à ce chapitre dès maintenant », a déclaré Jim Facette, président et chef de la direction du CAC.
Plus en particulier, le CAC a cité quatre domaines où des changements de politique seraient requis pour accroître le rôle du Canada dans « L’avantage nord-américain » par l’aviation:
- Une ASFC plus forte et plus flexible – Les ressources dont l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) dispose dans les aéroports sont insuffisantes pour répondre aux besoins croissants du Canada afin de satisfaire la demande commerciale et touristique. Selon les prévisions, 22,1 millions de passagers circuleront entre le Canada et les États-Unis en 2008 – ce qui représente une augmentation de plus de 30 % par rapport au trafic passager d’il y a cinq ans. Or, rien dans le budget fédéral ne laisse croire que les niveaux de service seront augmentés aux aéroports du Canada.
Outre le besoin de ressources accrues, l’ASFC doit aussi pouvoir utiliser ses ressources d’une manière plus flexible. Il faut faire plus pour tirer parti de programmes technologiques comme NEXUS – qui automatise le passage frontalier Canada/États-Unis de voyageurs inscrits – afin de nous assurer que le Canada fait partie d’initiatives mondiales comme le programme américain Global Entry.
- Une stratégie coordonnée de contrôle et de détermination du point d’origine pour les passages transfrontaliers – Le Canada et les États-Unis sont des amis et des partenaires commerciaux de longue date. Une approche au commerce transfrontalier basée sur le point d’origine permettrait de cibler les ressources de gestion des risques sur les voyageurs et les marchandises avant leur arrivée au Canada ou aux États-Unis. Cette approche améliorerait considérablement le mouvement transfrontalier de voyageurs et de marchandises en concentrant les ressources là où le risque est plus important.
Pour mettre en oeuvre une telle approche, il faut que le gouvernement s’engage à continuer à élaborer des programmes de gestion préalable des risques pour les passagers et le fret.
- Une approche qui permettra au secteur canadien de l’aviation de concurrencer à l’échelle mondiale – Le gouvernement fédéral a longtemps traité le secteur canadien de l’aviation comme une « vache grasse », ce qui affecte sérieusement la capacité du Canada de concurrencer avec les États-Unis et avec le reste du monde. Les aéroports canadiens perdent plus de 2 millions de passagers annuellement au profit d’aéroports américains en raison de taxes canadiennes plus élevées comme le loyer aéroportuaire et la taxe d’accise sur le carburant.
Qui plus est, les aéroports canadiens doivent concurrencer avec d’autres aéroports partout dans le monde pour de nouveaux services de transport de passagers et de fret dans les collectivités qu’ils desservent et doivent donc pouvoir offrir des alternatives économiques et concurrentielles.
- Accès ouvert aux marchés internationaux – Pour être concurrentiels, il faut non seulement un environnement concurrentiel mais aussi la possibilité pour les transporteurs aériens d’établir de nouvelles liaisons aériennes grâce à des ententes de services aériens plus libéralisées. Le Canada a un potentiel extraordinaire d’être une plaque tournante pour le trafic de passager et de fret à destination de l’Amérique du Nord, mais les coûts et l’accès au marché nuisent à ce potentiel.
Le Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes a endossé une telle approche au mois de mai en enjoignant au gouvernement fédéral, dans son rapport Vers une meilleure politique commerciale - Dix étapes, de négocier plus d’accords internationaux de services aériens.
L’accroissement de la prospérité du Canada par le biais d’un avantage nord-américain ne repose pas seulement sur nos routes, nos ponts, notre réseau ferroviaire et nos ports. L’aviation joue un rôle sans cesse croissant dans le tourisme et le commerce entre le Canada et les États-Unis, mais il lui faut un cadre approprié pour prospérer », a dit M. Facette. « Accroître la compétitivité de nos entreprises et de nos économies et rendre nos frontières plus sûres et plus intelligentes – ces engagements, qui ont été réitérés hier par le ministre Prentice, sont réalisables. Nous pouvons faire des progrès dès aujourd’hui. »
Au sujet du Conseil des aéroports du Canada
Le Conseil des aéroports du Canada (CAC) est la voix nationale des aéroports du Canada. Ses 49 membres regroupent plus de 180 aéroports, y compris tous les aéroports du Réseau national des aéroports (RNA) de même que la plupart des aéroports municipaux d’importance dans toutes les provinces et tous les territoires. Ensemble, les membres du CAC traitent pratiquement tout le trafic de fret et tout le trafic international de passagers, de même que 95 % du trafic intérieur de passagers. Ils génèrent une activité économique de plus de 45 milliards de dollars dans les collectivités qu’ils desservent. Plus de 200 000 emplois sont directement liés aux aéroports membres du CAC, ce qui représente une masse salariale annuelle de plus de 8 milliards de dollars.
Contexte: Sept étapes pour améliorer la position du Canada dans « l’avantage nord-américain »
Le gouvernement fédéral peut prendre des mesures immédiates pour accroître la place du Canada dans « l’avantage nord-américain » par le biais de l’aviation :
- Accroître les ressources de l’ASFC – Les ressources de l’ASFC sont devenues insuffisantes pour répondre à l’accroissement des voyages et du commerce des dernières années. Comme résultat, les passagers doivent passer par de longues files d’attente et le fret accuse des retards. Les collectivités plus petites qui voient un accroissement de leurs services transfrontaliers sont obligées de payer pour des services frontaliers accrus.
- Intégrer les programmes NEXUS et CANPASS au programme Global Entry et à d’autres programmes internationaux pour les voyageurs dignes de confiance – NEXUS et CANPASS représentent des utilisations de la technologie qui nous permettent de concentrer nos ressources sur les voyageurs qui représentent un risque plus élevé. L’extension de ces programmes, incluant leur intégration à des programmes internationaux, permettra une affectation plus intelligente des ressources frontalières.
- Mettre en place des programmes de transit sans visa et des installations de départ en transit – Le Canada est une plaque tournante logique pour les passagers qui voyagent entre l’Asie ou l’Europe et les Amériques. Ces programmes amélioreraient l’attrait des aéroports canadiens comme escales.
- Instaurer un contrôle des passagers moderne et amélioré – L’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) requiert plus de ressources, mais surtout la flexibilité et un cadre réglementaire qui lui permettront d’instaurer de nouvelles approches comme des programmes pour les voyageurs dignes de confiance afin d’améliorer le contrôle des passagers aux aéroports canadiens.
- Éliminer le deuxième contrôle des bagages en correspondance – À l’heure actuelle, les bagages de passagers en provenance des aéroports pré-contrôlés qui transitent par un aéroport américain passent par un deuxième contrôle aux États-Unis. Ce deuxième contrôle représente un énorme gaspillage de ressources et cause des retards de bagages à la destination finale. Cette situation a été citée comme priorité lors des pourparlers Canada-É.-U.-Mexique de 2007, mais il n’y encore aucun progrès à ce chapitre.
- Éliminer le loyer aéroportuaire – Le loyer aéroportuaire est un coût que les aéroports sont forcés de transmettre aux transporteurs aériens, ainsi qu’aux passagers et aux expéditeurs de fret. Ce coût, qui s’élève à 300 millions de dollars annuellement, place le Canada en situation de désavantage concurrentiel important par rapport aux aéroports des États-Unis et du reste du monde.
- Permettre l’achat de produits hors taxes à l’arrivée – Les exploitants de boutiques hors taxes ne peuvent vendre leurs produits qu’aux voyageurs qui quittent le Canada. Les quelque 50 millions de dollars de revenus qui sont ainsi perdus au profit d’aéroports d’autres pays pourraient être récupérés si les voyageurs pouvaient acheter des produits hors taxes à leur arrivée au Canada.
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