Une politique aérienne canadienne sur le fret international permettrait au Canada de devenir un acteur mondial dans le domaine du fret aérien
9-14-2006
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Une politique aérienne canadienne sur le fret international permettrait au Canada de devenir un acteur mondial dans le domaine du fret aérien
Les aéroports du Canada veulent une approche dynamique à la libéralisation du fret aérien: des accords ciels ouverts unilatéraux
CALGARY (14 septembre, 2006) – Le Canada maintient des régimes très restrictifs ou inexistants avec les principaux pays générateurs de fret aérien, sauf deux, selon les aéroports du Canada. Dans un énoncé de position rendu public aujourd’hui, le Conseil des aéroports du Canada dit qu’il faut une approche dynamique à la libéralisation du fret aérien, comme des ententes « ciels ouverts » unilatérales, pour que le Canada puisse pleinement profiter du secteur lucratif du transport de fret international.
« Le Canada est bien placé pour être un acteur clé dans le trafic de fret aérien, étant la première escale sur la route polaire entre l’Europe ou l’Asie et les Amériques, et possédant d’excellent liens terrestres et ferroviaires avec les États-Unis ainsi qu’un nombre croissant de liaisons aériennes vers l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud », a déclaré Jim Facette, président et chef de la direction du CAC lors du Forum du fret aérien 2006 tenu à Calgary. « Alors que d’autres pays ont libéralisé leurs politiques, les politiques du Canada en matière de trafic de fret international empêchent ce trafic de transiter par le Canada et défavorisent les collectivités canadiennes qui voudraient participer à cette industrie de 40 milliards de dollars (US). Des accords ciels ouverts unilatéraux constitueraient la meilleure manière pour le Canada de se rattraper. »
Depuis 1995, alors que le fret aérien outre-mer s’est accru de 55 %, aucun aéroport canadien ne figure parmi les 50 premiers aéroports pour le fret aérien. Les aéroports du Canada voudraient que cette situation change. Dans son énoncé de position, le CAC avance que des droits ciels ouverts extra-bilatéraux avantageraient grandement les entreprises et les expéditeurs canadiens, et donneraient au Canada un avantage concurrentiel dans le secteur du fret aérien.
Le gouvernement fédéral a fait des progrès en matière de libéralisation en concluant de nouveaux accords avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde et le Portugal ces dernières années. Les aéroports du Canada considèrent toutefois que le Canada a encore du rattrapage à faire. Dans son énoncé de position, le CAC constate que les relations du Canada avec certains de ses plus importants partenaires commerciaux et sources de tourisme – des pays comme le Japon, la Corée du Sud et la France – sont beaucoup trop restrictives.
Le Canada n’a toujours pas d’entente, ou n’a que des ententes très restrictives, avec la plupart des grandes plaques tournantes du monde pour le fret aérien, ce qui limite la capacité de notre pays de participer pleinement à cette chaîne d’approvisionnement mondiale.
« Il est temps de voir un changement dans les politiques gouvernementales pour permettre au Canada de profiter de la croissance phénoménale du trafic de fret international dont bénéficient déjà d’autres pays qui ont libéralisé leurs politiques, a ajouté M. Facette. « Il suffit de regarder les grandes villes transitaires de fret pour constater ce qui peut être réalisé. »
Les transporteurs canadiens ont accru leur capacité de transport de fret ces dernières années, mais des transporteurs de fret étrangers ont aussi exprimé leur intérêt pour le Canada et sont également confrontés à des obstacles en vertu du régime aérien bilatéral actuel.
« Des liaisons aériennes améliorées pour le fret donneraient aux Canadiens davantage de choix concurrentiels et plus de débouchés commerciaux internationaux, poursuit M. Facette, mais il faut que le gouvernement fédéral adopte une nouvelle approche au service aérien international pour que le Canada réalise tout son potentiel dans ce secteur en pleine croissance. »
Les transporteurs étrangers créent des emplois pour les Canadiens. Par exemple, une étude d’impact économique réalisée pour l’aéroport de Vancouver a révélé que chaque fois qu’un intégrateur de fret en provenance des États-Unis atterrit à Vancouver, il génère plus de 200 heures de travail, ce qui se traduit par 40 années-personnes d’emploi pour une desserte quotidienne.
Au sujet du Conseil des aéroports du Canada
Le Conseil des aéroports du Canada (CAC) est la voix nationale des aéroports du Canada. Ses 45 membres regroupent 180 aéroports, y compris tous les aéroports du Réseau national des aéroports de même que la plupart des aéroports municipaux d’importance dans toutes les provinces et tous les territoires. Ensemble, les membres du CAC traitent pratiquement tout le trafic de fret et tout le trafic international de passagers, de même que 95 % du trafic intérieur de passagers. Ils génèrent une activité économique de plus de 30 milliards de dollars dans les collectivités qu’ils desservent. Plus de 150 000 emplois sont directement liés aux aéroports membres du CAC, ce qui représente une masse salariale annuelle de plus 8 milliards de dollars.
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