Les aéroports du Canada demandent au ministre des Transports de dire « oui » à l’invitation de négocier un espace aérien sans frontières avec l’Europe
1-9-2007
-
Les aéroports du Canada demandent au ministre des Transports de dire « oui » à l’invitation de négocier un espace aérien sans frontières avec l’Europe
Les aéroports enjoignent le gouvernement fédéral de poursuivre un accord visant la création d’un espace aérien sans frontières avec le deuxième plus important bloc commercial et source de tourisme du Canada
OTTAWA (le 9 janvier 2007) – Le Conseil des aéroports du Canada a bien accueilli aujourd’hui l’invitation de la Commission européenne d’entreprendre des négociations avec le Canada en vue de l’établissement d’un espace aérien sans frontières qui couvrirait tout l’Atlantique Nord, et a enjoint le ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités de donner priorité à la signature d’un tel accord au cours des prochains mois.
« En adoptant sa nouvelle politique “Ciel bleu”, le Canada a fait savoir au monde qu’il est prêt à libéraliser les services aériens, et l’Union européenne a maintenant répondu à notre appel », a dit Jim Facette, président et chef de la direction du Conseil des aéroports du Canada. « Un espace aérien sans frontières avec notre deuxième plus important bloc commercial et source de tourisme est une prochaine étape naturelle qui bénéficierait grandement aux collectivités canadiennes et au public voyageur en permettant une concurrence accrue et en leur offrant ainsi un plus grand choix. »
L’Union européenne est le deuxième plus grand partenaire commercial du Canada après les États-Unis, avec quelque 70,1 milliards de dollars en importations et en exportations. Le trafic entre le Canada et l’Union européenne a doublé entre 2000 et 2005 et l’UE représente la deuxième source de tourisme en importance du Canada. Plus de la moitié des touristes d’outre-mer au Canada proviennent de l’Europe.
Un accord d’espace aérien sans frontières avec l’Union européenne remplacerait les accords bilatéraux individuels conclus entre le Canada et 17 des 25 membres de l’UE et s’inscrirait dans la vision de la politique canadienne « Ciel bleu » annoncée récemment. Comme plusieurs des accords bilatéraux avec les membres individuels de l’UE contiennent des restrictions importantes, un accord d’espace aérien sans frontières libéraliserait d’un seul coup le régime aérien du Canada avec la totalité des 25 états membres de l’UE.
Selon une étude commandée par l’Union européenne, le nombre de passagers entre l’UE et le Canada passerait des 8 millions actuels à 14 millions d’ici 2011. De plus, l’UE estime qu’un espace aérien sans frontières se traduirait par des bénéfices de l’ordre de 100 millions de dollars sous forme de baisse des prix des billets d’avion, en plus de créer quelque 3 700 emplois dès la première année.
« Tout au long de 2006, le CAC a demandé au gouvernement fédéral d’adopter une nouvelle approche pour sa politique aérienne internationale, incluant une approche multilatérale avec l’UE », explique M. Facette. Un accord d’espace aérien sans frontières ferait tomber des obstacles périmés imposés aux compagnies aériennes des deux côtés de l’océan qui exploitent un service entre le Canada et l’Europe, permettant aux compagnies de voyage d’offrir un service qui répond mieux à la demande du marché. »
Au sujet du Conseil des aéroports du Canada
Le Conseil des aéroports du Canada (CAC) est la voix nationale des aéroports du Canada. Ses 45 membres regroupent plus de 150 aéroports, y compris tous les aéroports du Réseau national des aéroports (RNA) de même que la plupart des aéroports municipaux d’importance dans toutes les provinces et tous les territoires. Ensemble, les membres du CAC traitent pratiquement tout le trafic de fret et tout le trafic international de passagers, de même que 95 % du trafic intérieur de passagers. Ils génèrent une activité économique de plus de 30 milliards de dollars dans les collectivités qu’ils desservent. Plus de 150 000 emplois sont directement liés aux aéroports membres du CAC, ce qui représente une masse salariale annuelle de plus 8 milliards de dollars.
- 30 -