La parité du dollar met en évidence les défis que les aéroports du Canada doivent relever au plan de la compétitivité
9-23-2007
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La parité du dollar met en évidence les défis que les aéroports du Canada doivent relever au plan de la compétitivité
Les aéroports du Canada demandent au gouvernement fédéral de revoir les politiques qui font que nos voyageurs et nos expéditeurs préfèrent passer par des aéroports américains
OTTAWA (le 23 septembre 2007) – Le Conseil des aéroports du Canada (CAC) a déclaré aujourd’hui que la parité des dollars canadien et américain met en évidence les défis concurrentiels qui minent la compétitivité des aéroports du Canada. Le CAC a demandé au gouvernement de revoir plusieurs des politiques qui ont un impact négatif sur les aéroports du Canada et qui font que les passagers et les expéditeurs de fret canadiens choisissent plutôt des aéroports américains.
« Le gain des États-Unis dans ce domaine représente une perte pour le Canada », a indiqué Jim Facette, président et chef de la direction du CAC. « Il y a déjà longtemps que nous soulignons au gouvernement fédéral le désavantage concurrentiel que les politiques fédérales régissant le secteur de l’aviation imposent aux aéroports du Canada. La parité des dollars canadien et américain vient maintenant exacerber ce désavantage. »
Tous les ans, les aéroports du Canada perdent des milliers de passagers en faveur d’aéroports qui sont situés juste de l’autre côté de la frontière. Ces aéroports ne paient pas de loyer, comme doivent le faire les aéroports canadiens, et bénéficient souvent de subventions gouvernementales pour leurs agrandissements et les améliorations à leurs infrastructures. De plus, les expéditeurs canadiens transportent aussi des milliers de tonnes de marchandises vers des aéroports américains tous les ans.
« Les défis concurrentiels n’ont rien de nouveau pour les aéroports canadiens qui ont pourtant investi des milliards de dollars dans leurs infrastructures pour être bien placés afin de tirer parti des possibilités de croissance sur le plan international », a jouté M. Facette. « Il est temps pour le gouvernement fédéral se penche sérieusement sur ces politiques qui affectent le secteur canadien de l’aviation. Autrement, ce secteur risque de perdre du commerce et des emplois au profit de communautés plus chanceuses au sud de notre frontière. »
The CAC a fait les recommandations suivantes pour alléger au moins les politiques qui diminuent la capacité de concurrencer de nos aéroports:
- Un changement à la politique des loyers pour cesser de pénaliser les aéroports qui se sont préparés à la croissance en augmentant la capacité de leurs infrastructures – ou, idéalement, l’élimination des loyers imposés aux aéroports. À ce chapitre, les aéroports se sont engagés à faire bénéficier aux transporteurs et à leurs passagers les économies qui seraient réalisées par l’élimination du loyer.
- Des accords de services aériens plus libéralisés dans le but d’accroître la concurrence sur les circuits aériens internationaux afin que les passagers et les expéditeurs aient plus de choix pour transiter par des aéroports canadiens plutôt que des aéroports américains.
- L’élimination du droit pour la sécurité des passagers du transport aérien. La sécurité du transport aérien fait partie de la sécurité nationale.
- L’élimination des frais imposés à certains aéroports pour les services douaniers lorsque la demande pour ces services le justifie. Les services frontaliers constituent un important service public qui facilite le tourisme et le commerce international.
- Un examen des autres politiques fiscales qui minent la capacité de concurrencer des transporteurs aériens canadiens qui sont obligés de transférer ces coûts aux passagers.
« Un environnement plus concurrentiel pour les aéroports du Canada n’est pas seulement une question de bon sens et de saine gestion. Un tel environnement s’inscrit aussi dans les efforts du gouvernement visant à faire du Canada un important portail international », a dit M. Facette. « Nous sommes tout à fait d’accord avec le gouvernement lorsqu’il affirme que “Dans un monde aux liens de plus en plus serrés, la clé consiste à adopter une approche intégrée à l’égard de l’infrastructure physique et politique” ... une approche qui englobe “d’autres questions interreliées de politique publique, de réglementation et de pratique opérationnelle ayant une incidence directe sur le bon fonctionnement de l’infrastructure et sur l’ampleur de l’avantage qu’en tire le Canada”. »*
Au sujet du Conseil des aéroports du Canada
Le Conseil des aéroports du Canada (CAC) est la voix nationale des aéroports du Canada. Ses 44 membres regroupent plus de 150 aéroports, y compris tous les aéroports du Réseau national des aéroports (RNA) de même que la plupart des aéroports municipaux d’importance dans toutes les provinces et tous les territoires. Ensemble, les membres du CAC traitent pratiquement tout le trafic de fret et tout le trafic international de passagers, de même que 95 % du trafic intérieur de passagers. Ils génèrent une activité économique de plus de 30 milliards de dollars dans les collectivités qu’ils desservent. Plus de 150 000 emplois sont directement liés aux aéroports membres du CAC, ce qui représente une masse salariale annuelle de plus de 8 milliards de dollars.
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