En même temps, les aéroports du Canada avaient un grand besoin d’améliorations pour remplacer leurs infrastructures vieillissantes et suivre la croissance du trafic. La Politique nationale des aéroports constituait une manière pour le gouvernement de se défaire de sa responsabilité financière pour les aéroports du pays en transférant à des administrations locales la responsabilité financière non seulement pour l’exploitation mais aussi pour la modernisation des aéroports.
En tant que
propriétaire de ce qui est considéré des biens fédéraux, le gouvernement
fédéral soutenait qu’il avait le droit d’imposer un loyer à ces administrations
locales. Sur des actifs aéroportuaires qui étaient évalués à 2 milliard de
dollars à l’époque de la dévolution, les aéroports du Canada ont payé presque 3.3
milliards de dollars en loyer depuis ela dévolution – et le
gouvernement prévoit percevoir ce loyer pendant des décennies à venir.
En
introduisant des mesures d’efficacité pour l’exploitation des aéroports du
Canada, en diversifiant leurs revenus et en percevant des frais d’améliorations
aéroportuaires, de nombreux aéroports ont été en mesure d’améliorer leurs
installations pour les passagers et d’engager plus de 10 milliards de dollars
en améliorations. Or, les loyers imposés aux aéroports demeurent un important
fardeau financier que les aéroports du RNA sont obligés de transférer aux
transporteurs aériens et aux passagers.
Pour les aéroports plus petits du Canada, le défi de tirer des revenus suffisants d’un trafic limité a fait que plusieurs de ces aéroports ne sont plus viables. Le Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires du gouvernement fédéral pour les aéroports qui ne font pas partie du RNA – un autre produit de la Politique nationale des aéroports – est censé aider ces aéroports avec leurs projets d’infrastructure liés à la sécurité, mais ce programme est sous-financé et ne suffit pas à la demande.